Video Games
Yu-Gi-Oh ! Duel Des Tenebres
Original Title :Yu-Gi-Oh ! Dark Duel Stories gameboy Yu-Gi-Oh ! Duel Monsters III
- Genre: Jeu de Rôle, Action
- Nb of players: N/C
- PEGI: N/C
- Console: Game Boy
- Release date FR: 27 November 2002
- Date de sortie JP: N/C
- Date de sortie US: 19 March 2002
C'est avec la Game boy colour que sort en France le tout premier jeu issu du célèbre manga Yu-gi-oh. Affrontez vos adversaires en les provoquant en duel. Le jeu propose un mode «campagne» mais se distingue surtout par son mode duel qui permet d'affonter d'autres joueurs en raccordant deux Game boy.
Yu-Gi-Oh ! Duel des Ténèbres sort sur GameBoy fin 2002. A cette époque, la GameBoy est en fin de vie pour laisser place à la GameBoy Advance et la licence Yu-Gi-Oh ! cartonne en série animée et en jeu de cartes à jouer. Sortir en retard en Europe des jeux à licence sur des consoles en fin de vie est sans doute une technique pour la rentabiliser ultimement. C’est le cas pour Duel des Ténèbres, premier jeu vidéo de la licence en France.
La première chose qui frappe quand on démarre le jeu… c’est qu’il n’y a aucun scénario. Le joueur a devant lui plusieurs modes classiques : campagne, construction de deck, échange avec un deuxième joueur, versus avec un deuxième joueur, records, mode de passe pour acquérir des cartes. Il est normal du coup de commencer par le mode campagne puisqu’il n’y a rien de plus amusant à faire. Et on constate que le mode campagne est extrêmement basique, le joueur est largué dans le jeu sans explication : il est devant un tableau avec six duellistes à affronter. Il faut tous les affronter et gagner plusieurs fois pour accéder au tableau suivant.
Résumons le fonctionnement du jeu pour que vous compreniez bien à quel point le jeu est simpliste : sélection du mode campagne, sélection de l’adversaire, dialogue, duel, dialogue. La succession de tableau retrace plus ou moins une histoire logique, au vue des différents adversaires des tableaux. Le premier tableau est représenté par le gentil Yûgi et ses amis, le second tableau par les duellistes de Battle City. Jusque là, on suit le scénario du manga et de l’animé. La suite est « improvisée » dira-t-on, probablement que l’auteur du manga n avait encore dessiné la suite. Du coup, le troisième tableau nous fait affronter des Egyptiens, dont certains sont expressément des personnages inventés pour les jeux Yu-Gi-Oh !. Enfin, le tableau final nous fait affronter Yami Yûgi, qui peut être remplacé par d’autres personnages du manga ou originaux par le biais de codes. Bref, on a une galerie de beaux personnages à affronter (une vingtaine), mais malgré la présence de dialogues, aucun scénario logique ! Certains personnages font référence à des éléments de l’intrigue de Yu-Gi-Oh ! dans les séquences, mais ça n’a aucun intérêt ici, puisque rien n’est relié.
Bref, niveau immersion, le jeu est complètement raté. Niveau gameplay en lui-même, il y a de quoi redire aussi. Comme quelques jeux de la licence à ses débuts, les règles du jeu de carte ont été simplifiées. Mais autant dans le jeu Forbidden Memories, par exemple, on pouvait dire que c’était plutôt réussi, autant ici, on ne peut que qualifier la technique de pauvre. Le but du jeu ne change pas : il faut épuiser les 8000 points de vie de l’adversaire. Le principe des attributs élémentaires, inexistant dans le vrai jeu de carte, est ici repris. Concrètement, qu’importe la puissance pourvu que vous ayez l’attribut dominant. Vous pouvez fusionnez certaines cartes en les plaçant l’une sur l’autre, à condition que les cartes soient compatibles. Vous pouvez jouer des cartes magies et pièges, mais une seule à la fois, puisqu’il n’y qu’un seul emplacement, dans un coin du terrain de jeu, ce qui est en soi une aberration pour un jeu qui présente un aspect tactique. Bref, avec si peu de caractéristiques, l’intérêt des parties est minimal, d’autant plus que le jeu n’est pas tellement dur. Il est vrai qu’au bour d’un certain temps, les adversaires se révèlent plus coriaces, mais il n’y a qu’à aller « acheter » des cartes plus puissantes avec le mode de passe. A noter que les joueurs de l’époque n’avaient pas de mal à se procurer ces mots de passe, puisqu’ils étaient inscrits sur les cartes à jouer et facilement trouvables en intégralité dans des magazines. D’ailleurs, l’un des bons points du jeu (quand même !), c’est la construction du deck. La limitation des cartes trop puissantes par un système de points est bien pensé, et n’est forcément contraignant.
Graphismes :
Etant donné que le joueur n’évolue dans aucun décor, c’est extrêmement vide. On ne peut que parler du design des personnages dans le mode campagne (où seule la bouche bouge à toute vitesse pour faire croire à un mouvement), assez détaillé pour une gameboy, et du design des monstres sur les cartes dans les parties, particulièrement affreux. On ne peut d’ailleurs en voir qu’une à la fois, celle sur lequel le curseur est pointé. La table de jeu est on-ne-peut-plus basique.
Bande-son :
Les thèmes ne sont pas désagréables pour une GameBoy et plutôt variés. Ils s’adaptent même au charisme et à l’origine des personnages vers la fin du jeu. Ainsi, certains thèmes se rapprochent de musiques orientales, lorsqu’on affronte Heishin ou P.Seto, par exemple. A noter qu’on les retrouve aussi dans d’autres jeux de la licence.
Durée de vie :
Une petite dizaine d’heures de jeu suffira à en finir. Les derniers adversaires sont coriaces, il faut pour cela régulièrement ré-affronter les anciens duellistes afin de gagner des points de limitation de deck, et donc pouvoir intégrer des cartes plus puissantes dans son jeu.
Scénario :
Grosso modo, il faut connaitre le manga original pour pouvoir seulement retrouver des bouts de l’histoire. Bref, le background est inexistant, et c’est un gros point faible.
Jouabilité :
Le déroulement des parties est à l’image du reste du jeu : simpliste au possible, surtout lorsqu’on connait le vrai jeu de cartes. Les règles ont été simplifiées à l’extrême, et la faible capacité de la GameBoy n’excuse pas tout.
En résumé :
Duel des Ténèbres est un ratage complet sur la plupart des points essentiels d’un jeu vidéo. On peut alors se dire que c’est le premier jeu de la licence à sortir, que c’est un coup d’essai et que la console n’est pas adéquate. Et pourtant, deux points soulèvent des interrogations à ce sujet : premièrement, le jeu s’appelle au Japon « Yu-Gi-Oh ! – Dark Duel Stories – Duel Monsters III ». Si c’est bien le troisième opus d’une série de jeu, c’est inacceptable de ne pas avoir mieux étoffé les différentes fonctions du jeu (à moins que la version européenne n’ait été simplifiée, ce qui est souvent le cas). Deuxièmement, le jeu de carte Pokémon a lui aussi été décliné en jeu vidéo sur GameBoy. Bien que ce JCC soit un tantinet moins technique, le jeu est d’une toute autre dimension, avec un scénario décent, un personnage qui se déplace et une table de jeu largement plus belle et fonctionnelle.
Fort heureusement, ne boudons pas les jeux de la licence made in Konami pour autant, certains ont été très bons par la suite. Mais mieux vaut éviter Duel des Ténèbres.
Raimaru
La première chose qui frappe quand on démarre le jeu… c’est qu’il n’y a aucun scénario. Le joueur a devant lui plusieurs modes classiques : campagne, construction de deck, échange avec un deuxième joueur, versus avec un deuxième joueur, records, mode de passe pour acquérir des cartes. Il est normal du coup de commencer par le mode campagne puisqu’il n’y a rien de plus amusant à faire. Et on constate que le mode campagne est extrêmement basique, le joueur est largué dans le jeu sans explication : il est devant un tableau avec six duellistes à affronter. Il faut tous les affronter et gagner plusieurs fois pour accéder au tableau suivant.
Résumons le fonctionnement du jeu pour que vous compreniez bien à quel point le jeu est simpliste : sélection du mode campagne, sélection de l’adversaire, dialogue, duel, dialogue. La succession de tableau retrace plus ou moins une histoire logique, au vue des différents adversaires des tableaux. Le premier tableau est représenté par le gentil Yûgi et ses amis, le second tableau par les duellistes de Battle City. Jusque là, on suit le scénario du manga et de l’animé. La suite est « improvisée » dira-t-on, probablement que l’auteur du manga n avait encore dessiné la suite. Du coup, le troisième tableau nous fait affronter des Egyptiens, dont certains sont expressément des personnages inventés pour les jeux Yu-Gi-Oh !. Enfin, le tableau final nous fait affronter Yami Yûgi, qui peut être remplacé par d’autres personnages du manga ou originaux par le biais de codes. Bref, on a une galerie de beaux personnages à affronter (une vingtaine), mais malgré la présence de dialogues, aucun scénario logique ! Certains personnages font référence à des éléments de l’intrigue de Yu-Gi-Oh ! dans les séquences, mais ça n’a aucun intérêt ici, puisque rien n’est relié.
Bref, niveau immersion, le jeu est complètement raté. Niveau gameplay en lui-même, il y a de quoi redire aussi. Comme quelques jeux de la licence à ses débuts, les règles du jeu de carte ont été simplifiées. Mais autant dans le jeu Forbidden Memories, par exemple, on pouvait dire que c’était plutôt réussi, autant ici, on ne peut que qualifier la technique de pauvre. Le but du jeu ne change pas : il faut épuiser les 8000 points de vie de l’adversaire. Le principe des attributs élémentaires, inexistant dans le vrai jeu de carte, est ici repris. Concrètement, qu’importe la puissance pourvu que vous ayez l’attribut dominant. Vous pouvez fusionnez certaines cartes en les plaçant l’une sur l’autre, à condition que les cartes soient compatibles. Vous pouvez jouer des cartes magies et pièges, mais une seule à la fois, puisqu’il n’y qu’un seul emplacement, dans un coin du terrain de jeu, ce qui est en soi une aberration pour un jeu qui présente un aspect tactique. Bref, avec si peu de caractéristiques, l’intérêt des parties est minimal, d’autant plus que le jeu n’est pas tellement dur. Il est vrai qu’au bour d’un certain temps, les adversaires se révèlent plus coriaces, mais il n’y a qu’à aller « acheter » des cartes plus puissantes avec le mode de passe. A noter que les joueurs de l’époque n’avaient pas de mal à se procurer ces mots de passe, puisqu’ils étaient inscrits sur les cartes à jouer et facilement trouvables en intégralité dans des magazines. D’ailleurs, l’un des bons points du jeu (quand même !), c’est la construction du deck. La limitation des cartes trop puissantes par un système de points est bien pensé, et n’est forcément contraignant.
Graphismes :
Etant donné que le joueur n’évolue dans aucun décor, c’est extrêmement vide. On ne peut que parler du design des personnages dans le mode campagne (où seule la bouche bouge à toute vitesse pour faire croire à un mouvement), assez détaillé pour une gameboy, et du design des monstres sur les cartes dans les parties, particulièrement affreux. On ne peut d’ailleurs en voir qu’une à la fois, celle sur lequel le curseur est pointé. La table de jeu est on-ne-peut-plus basique.
Bande-son :
Les thèmes ne sont pas désagréables pour une GameBoy et plutôt variés. Ils s’adaptent même au charisme et à l’origine des personnages vers la fin du jeu. Ainsi, certains thèmes se rapprochent de musiques orientales, lorsqu’on affronte Heishin ou P.Seto, par exemple. A noter qu’on les retrouve aussi dans d’autres jeux de la licence.
Durée de vie :
Une petite dizaine d’heures de jeu suffira à en finir. Les derniers adversaires sont coriaces, il faut pour cela régulièrement ré-affronter les anciens duellistes afin de gagner des points de limitation de deck, et donc pouvoir intégrer des cartes plus puissantes dans son jeu.
Scénario :
Grosso modo, il faut connaitre le manga original pour pouvoir seulement retrouver des bouts de l’histoire. Bref, le background est inexistant, et c’est un gros point faible.
Jouabilité :
Le déroulement des parties est à l’image du reste du jeu : simpliste au possible, surtout lorsqu’on connait le vrai jeu de cartes. Les règles ont été simplifiées à l’extrême, et la faible capacité de la GameBoy n’excuse pas tout.
En résumé :
Duel des Ténèbres est un ratage complet sur la plupart des points essentiels d’un jeu vidéo. On peut alors se dire que c’est le premier jeu de la licence à sortir, que c’est un coup d’essai et que la console n’est pas adéquate. Et pourtant, deux points soulèvent des interrogations à ce sujet : premièrement, le jeu s’appelle au Japon « Yu-Gi-Oh ! – Dark Duel Stories – Duel Monsters III ». Si c’est bien le troisième opus d’une série de jeu, c’est inacceptable de ne pas avoir mieux étoffé les différentes fonctions du jeu (à moins que la version européenne n’ait été simplifiée, ce qui est souvent le cas). Deuxièmement, le jeu de carte Pokémon a lui aussi été décliné en jeu vidéo sur GameBoy. Bien que ce JCC soit un tantinet moins technique, le jeu est d’une toute autre dimension, avec un scénario décent, un personnage qui se déplace et une table de jeu largement plus belle et fonctionnelle.
Fort heureusement, ne boudons pas les jeux de la licence made in Konami pour autant, certains ont été très bons par la suite. Mais mieux vaut éviter Duel des Ténèbres.
Raimaru
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