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TAKADA Akemi

Scénariste Dessinateur Auteur Character Designer  高田明美
Manga news - TAKADA Akemi

Née le 31 mars à Tôkyô, Akemi Takada a commencé très jeune à faire preuve de ses talents artistiques. Elle poursuit des études d’art graphique à l’Université des Beaux-arts Tama, avant de rejoindre Tatsunoko Production Co dès 1977, où elle se spécialise dans les personnages animés. Elle le quitte ensuite en 1980 pour travailler sur l’anime Urusei Yatsura (Lamu pour la version française) adapté du Manga éponyme de Rumiko Takahashi.

Elle s’installe ensuite comme dessinatrice freelance et travaille sur de nombreux Anime à succès : « Maison Ikkoku » (Juliette je t’aime), “Creamy Mami, the Magic Angel ”, “Kimagure Orange Road” (Max et Compagnie), “Fancy Lala”, “Mobile Police Patlabor”.

Akemi Takada a aussi illustré des couvertures pour des publications diverses et exposé son travail graphique au Japon et aux Etats-Unis. Enfin elle s’est récemment trouvé une autre passion, les bijoux, et a ouvert une bijouterie sur Internet, Diakosmos, où elle propose ses créations.

Actuellement elle ne travaille plus dans l’animation, mais se consacre à des arts books ou à des projets de jeux vidéo.

On peut dire que tous les Anime sur lesquels elle a travaillés ont marqué les années 80 en France ! Diffusées d’abord sur l’ancienne chaîne La Cinq, puis reprises dans le Club Dorothée, elles ont bercé bon nombre d’actuels trentenaires, que ce soit Juliette je t’aime ou Creamy. (Japan Expo)

Interview 1

Akemi Takada, célèbre illustratrice et dessinatrice japonaise, a accepté de nous accorder une interview durant la Japan Expo 2009. Elle débute notre entretien en disant quelques mots dans un français quasiment impeccable: "Bonsoir, je m'appelle Akemi Takada. C'est la cinquième fois que je viens en France".
    

  


Manga-News: Akemi Takada, merci infiniment d'accepter de répondre à nos questions. Vous avez étudié à l'université des Beaux-Arts. Saviez-vous déjà ce que vous vouliez faire à cette époque?
Akemi Takada: Je suis entrée dans cette université dédiée aux arts graphiques pour être directrice de publication et travailler dans la publicité, mais en vérité, je voulais être mangaka. A mon époque, il n'y avait pas d'école spécialisée dans le manga et l'anime, et face à la pression de mes parents pour que j'aille à l'école, j'ai intégré cette université.
  
    
Votre style est facilement reconnaissable. Quelles sont vos principales influences et inspirations?
Quand j'étais à l'université, Alfons Mucha était une référence pour la colorisation et l'utilisation des couleurs, et l'est encore maintenant. En ce qui concerne le character design, je considère un peu Yoshitaka Amano comme mon maître car il m'a apporté beaucoup de choses.
     
     
Justement, vous disiez que vous vouliez être mangaka, et vous avez finalement travaillé dans le domaine de l'animation. Qu'est-ce qui vous a amenée dans ce milieu?
Lorsque j'étais à l'université, j'ai gagné un prix par rapport aux manga, mais au moment de travailler, je me suis retrouvée face à un petit dilemme: La Tatsunoko, société que j'aimais beaucoup pour ses animes, m'a engagée. Au lieu de faire des stages dans des bureaux de design, je n'ai pas arrêté d'aller faire des stages chez la Tatsunoko durant toute ma période universitaire, et au final, il ne me restait plus qu'à me faire engager là-bas (rires).
    

Est-ce compliqué de reprendre des personnages déjà créés par quelqu'un d'autre?
On ne peut pas dire que ce soit véritablement difficile, pour la bonne raison qu'à chaque fois que l'on ma proposé un travail, celui-ci m'était en quelque sorte prédestiné au niveau du style de base.
              

Parmi toutes vos participations à des character designs d'animes, quelle est celle qui vous a le plus marquée et pourquoi?
Il s'agit de Creamy Mami, car j'en ai créé le design de A à Z. Mais au niveau de l'oeuvre en elle-même, il s'agit de Patlabor, car il m'a fallu beaucoup de temps pour comprendre les personnages.
      
   
     

En fait, vous aviez besoin de vous approprier les personnages pour pouvoir les dessiner?
Oui, je prends le temps de bien comprendre l'âme du personnage avant de pouvoir le retranscrire sur papier, et le problème avec le personnage de Noa dans Patlabor, c'est qu'il n'était pas un personnage fantastique, voire fantasque, puisque c'est un personnage qui devait paraître réel.
     
   
Comment cela se passe lorsqu'on vous propose de travailler sur un projet qui a déjà une base, comme Maison Ikkoku (Juliette je t'aime) qui existait déjà en manga?
Dans la proposition, qui se fait la plupart du temps par les studios qui vont réaliser l'anime, on me demande si je serai capable de faire tel personnage, puis lors de la réalisation du personnage, je me documente un maximum sur celui-ci pour mieux le comprendre et le réaliser sur papier.
  

            
   
L'un de vos premiers grands travaux fut le chara design de la version animée de Urusei Yatsura/Lamu. Avez-vous ressenti beaucoup de pression et de la fierté en travaillant sur cette œuvre devenue culte au Japon?
Il n'y avait pas vraiment de pression puisque les studios m'avaient choisie parce qu'ils appréciaient mon style. Certes, il y a eu quelques différends, mais pas vraiment de pression. Par exemple, les choix au niveau de la colorisation des personnages étaient mes choix personnels.
    
 
   
        
Justement, quand vous trouvez que quelque chose ne va pas, arrivez-vous à imposer vos idées?
Pas toujours. Par exemple, au sujet de Patlabor, où des choix ont dû être faits, la très forte personnalité du réalisateur, Mr Mamoru Oshii, a fait que bien souvent, ce n'était pas les choix que je préférais qui étaient choisis (rires).
            
     
Vous travaillez également en tant qu'illustratrice pour des couvertures de romans et de magazines. Ce travail est-il vraiment différent de celui de character designer?
La différence entre le design d'un personnage et l'illustration, c'est qu'en ce qui concerne le design d'un personnage d'anime, il faut penser qu'il sera repris, réécrit par la suite, ce qui n'est pas le cas pour l'illustration, qui laisse plus place à la fantaisie.
       

Depuis vos débuts, trouvez-vous que le travail de character designer a fortement évolué, notamment avec l'apparition de l'outil informatique?
Deux points sont à souligner. Premièrement, beaucoup de personnes se sont inspirées de mes dessins, donc je vois cette évolution, sans pour autant affirmer que c'est en voyant mon travail qu'elles ont eu envie d'exercer leur métier actuel. Deuxièmement, le design commence toujours avec un papier et un stylo. En ce qui concerne le chara design, ce sont toujours le papier et le stylo qui dominent, mais en ce qui concerne les illustrations, il est vrai que de nos jours, les jeunes utilisent de plus en plus une palette graphique.
     

   

Vous-même, utilisez-vous ce genre d'outil dans votre travail?
J'ai une palette graphique, que je n'utilise pas pour faire mes illustrations. Je vais plutôt les scanner. Pour ce qui est de la colorisation, je vais peut-être utiliser une tablette, mais pas toujours. En ce qui concerne le trait, j'utilise toujours le crayon.
                   
 
Akemi Takada, merci beaucoup!
Merci à vous.




Remerciements à Akemi Takada et Emmanuel Bochew pour la traduction. Entretien réalisé durant la Japan Expo 2009.




Interview 2



A l'occasion de Paris Manga où il a présenté en avant-première mondiale son premier single "Acces Point", le groupe SAYURa, accompagné de sa productrice Akemi Takada, a pris le temps de se dévoiler un peu plus au fil d'une conférence puis d'une courte interview. Compte-rendu.

SAYURa est un projet né en 2011, et il a fallu un an et demi pour le concrétiser, le temps de bien développer les chants et les chorégraphies. C'est un projet issu de l'imagination de la célèbre Akemi Takada, chara designer de nombreuses séries animées telles que Creamy, Urusei Yatsura (Lamu), Kimagure Orange Road (Max et Cie), Patlabor... Il ne s'agit ni plus ni moins que d'un trio d'idols composé de trois filles : LUNa, RiHO et NAGi (ci-dessous de gauche à droite), le concept du groupe étant d'assister à la métamorphose de personnages animés en personnages réels, avec pour thème le ''Kawaii''. LUNa n'est autre que la benjamine du groupe, tandis que RiHO en est la leader et NAGi l'aînée.




A l'origine du projet, Akemi Takada n'a toutefois pas été seule pour travailler dessus, et a été épaulée par le producteur Mr Oune. C'est avec lui qu'elle a peaufiné le concept, de A à Z : casting, character design des personnages animés, traits de caractère des membres du groupe, style musical, chorégraphie...

Pour être choisies, les filles ont donc participé à un casting, au bout duquel elles ont été retenues par Akemi Takada elle-même. Plus que des talents d'artiste innés, Akemi Takada a souhaité réaliser le casting en prenant compte avant tout de sa volonté de faire ressortir de SAYURa de la bonne humeur, de la joie de vivre, ainsi qu'une certaine prestance et un aspect mignon.

D'ailleurs, tout a commencé par le casting, les trois filles ayant été choisies avant même la création des traits de caractère et du design des personnages. Ce ne sont pas les filles qui ont dû s'adapter au reste, c'est le contraire qui s'est passé !




Le nom du groupe, SAYURa, est issu d'un jeu de mots entre "sakura", qui désigne la fleur de cerisier, et "yura", onomatopée et contraction de "yurameku" symbolisant la fleur de cerisier tombant de l'arbre et ondulant sous le vent. Un nom symbolisant la joie, la bonne humeur, la jeunesse.

Si SAYURa a choisi la France pour son avant-première mondiale, c'est parce que les Japonais sont très renseignés sur l'influence qu'a actuellement l'animation japonaise, la musique japonaise et plus généralement la pop-culture japonaise dans notre pays, et il semblait alors très important pour Akemi Takada et le groupe de toucher en premier les Français, afin de montrer ce lien un peu privilégié.




Ayant eu le temps de visiter un peu notre pays, les filles en ont gardé un joli souvenir, et se sont essayées à quelques mots en français pendant la conférence. "Je suis contente de venir à Paris Manga", déclara dans notre langue LUNa. "Bonjour la France, je suis RiHO !", s'exclama la leader du groupe, qui a beaucoup aimé le côté chic et fashion de la France, ainsi que la franchise des passants qui s'arrêtaient pour dire bonjour. "J'ai vu la Tour Eiffel", s'enthousiasma NAGi, marquée par la gastronomie française qu'elle a pu apprécier le temps de quelques jours.

Quand on leur demande ce qui leur a donné envie de tenter leur chance au casting, les filles répondent tout simplement que quand on leur offre la chance de réaliser un rêve de jeune fille, il ne faut pas laisser passer cette chance. LUNa et RiHO avouèrent que concourir fut presque un réflexe pour elles, tandis que NAGi précisa qu'elle a été très attirée par le concept de transformation de personnages animés vers personnages réels.




Pour Akemi Takada, il s'agit évidemment d'une sorte d'hommage à l'univers des magical girls, dans lequel elle a travaillé à maintes reprises, et qu'elle aime encore aujourd'hui. Toutefois, la célèbre chara designer et productrice tient à ce que l'on considère SAYURa comme un projet à part entière, unique et séparé de ce qu'elle a fait avant, dont le concept principal concrétise un rêve de petite fille : voir des magical girls prendre vie et acquérir une âme, à travers cette transformation de personnages animés en personnages réels. Avec, en toile de fond, un message de joie, et paix et de partage.

Pour cela, Akemi Takada a particulièrement travaillé le design des robes et des accessoires (les sceptres, les bagues...), qu'elle a conçus du début à la fin. Ce design des robes a été étudié, dans ses formes et ses couleurs, pour correspondre au nom du groupe et rappeler cette idée dominante des pétales de cerisier tombant au gré du vent, cette volonté de faire ressortir la joie de vivre, la fraîcheur, le "kawaii". Quant aux accessoires comme les sceptres, il s'agit évidemment des éléments indispensables à toute magical girl !




Character Designer for anime:

Author/Artist for manga or artbook JP:


Enigma

D'où vient cette réplique ?
"Eh bien, eh bien, tu est vraiment quelqu'un d'intéressant ....."
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