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Tout commence en 1983, deux auteurs encore relativement peu connus, publient dans le Shonen Jump, le début des aventures d’un colosse au regard triste, héritier d’un art meurtrier, ramenant l’ordre et la justice dans un monde apocalyptique !
Ils ne le savent pas encore mais ils viennent de créer un phénomène qui laissera des traces un peu partout dans le monde. La série se termine en 1989 mais garde le statut de titre culte, les fans restant nombreux, et surtout fidèles ! En 2001 les deux auteurs se ré-associent pour produire la suite, ou plutôt la préquelle de leur histoire. Mais cette année, Kenshiro et son Hokuto fêtes ses 25 ans, et pour le coup, jamais la série n’a autant fait parler d’elle depuis bien des années, et ce n’est que justice !


TETSUO HARA
En Avril 1983, il publie deux chapitres racontant la jeunesse d’un certain Kasumi Kenshiro, le lectorat apprécie et la Shueisha lui laisse carte blanche pour développer ce titre, et il lui propose l’aide du scénariste Buronson…il ne le sait pas encore mais il vient de donner naissance à une œuvre qui sera connu dans le monde entier et qui fera de lui un mangaka connu et respecté et mainte fois copié : tout simplement le tournant de sa carrière !
Le titre se termine en 89 et il se lance alors dans d’autres titres, sans l’aide de Buronson, qui rencontreront tout de même moins de succès.
Le grand retour de la collaboration avec Buronson et surtout le grand retour de Ken aura lieu en 2001, qui amènera un nouveau succès à Hara quelque peu dans le creux de la vague après Keiji.
Tetsuho Hara a un style exceptionnel, son trait est fin et soigné, il maîtrise à la perfection les jeux d’ombres. Son talent a fait de lui un mangaka très imité, notamment par Hirohiko Araki, l’auteur du génial Jojo’s bizarre adventure.
Si Hara est un maître du dessin, il semble qu’il ne soit pas un conteur génial vu qu’il s’est associé à de très nombreuses reprises à des scénaristes; mais sa plus célèbre association reste celle faite avec Buronson, qu’il va retrouver à différents moments de sa carrière…outre les deux séries Ken, ils travailleront ensemble sur des short stories et des romans.
Ce qui est d’autant plus exceptionnel chez cet auteur c’est qu’il est atteint d’une déformation oculaire rare, qui l’oblige à fermer un œil pour dessiner, il doit ainsi reprendre ses dessins pour les corriger à de nombreuses reprises…il a des problèmes de perspective, ce qui peut apparaître dans Soten no Ken…mais quand on sait ça, on ne peut avoir qu’encore plus de respect pour un dessinateur aussi génial que lui !!!
A noter que Hara est un ami de Tsukasa Hojo, le célèbre auteur de City Hunter…il faut croire que les génies s’attirent

BURONSON
Il commence sa carrière avec Pink punch : Miyabi, mais c’est quelque années plus tard qu’il rencontrera le succès avec Hokuto no Ken en collaboration avec Tetsuo Hara, ils ont été mis en contact par la Shueisha et l’alchimie opérât…il se retrouveront d’ailleurs des années après pour la suite de cette série.
Il rencontrera également un grand succès avec sa collaboration avec Ryoichi Ikegami, ils travailleront ensemble à plusieurs reprises, notamment sur Sanctuary, Strain et Heat…mais pour le coup il utilisera son autre pseudonyme.

"Hokuto no Ken" nous narre l'histoire de Kenshiro, 64e héritier du Hokuto Shinken, un kung-fu assassin vieux de plus de 2000 ans qui se transmet de générations en générations, dans un monde post apocalyptique où seule la loi du plus fort domine… ça tombe bien Ken est plutôt fort.
Dans ce monde post apocalyptique, théâtre de ce qui reste d’une guerre nucléaire, la loi du plus fort domine, de nombreux gangs de voyous ultra violents pillent sans vergogne les villages où les gens se sont rassemblés et essayent de survivre dans ce monde désolé. Dans un de ces villages justement, apparaît un homme mourant de soif que les villageois méfiant jette en prison, seule une petite fille se montre gentille avec lui. C’est ce moment qu’une bande de motards choisit pour attaquer le village… pas de chance l’homme en question, Kenshiro, n’est autre que l’héritier du Hokuto shinken, un art martial meurtrier qui n’est transmis qu’à un seul homme par génération…
Ken recherche Yuria, la femme qu’il aime, enlevée par Shin, autrefois son meilleur ami, grand maître du Nanto Seiken…

Le graphisme de cette série est en constante évolution, Hara étant alors un jeune auteur qui n’a pas encore trouvé son stylé définitif. Si dés le départ le trait est malgré tout agréable, il est assez rond, les jeux d’ombres, les contrastes ne sont pas encore bien maîtrisés, mais très vite, cela prend une autre dimension, pour atteindre un niveau absolument remarquable à la fin (et même avant).
Les décors sont assez pauvres, conséquences du choix de placer le titre dans un monde dévasté où il ne reste rien, mais ce n’est pas l’attrait principal du titre, loin de là.

Bien que datant de 2001, Soten no ken (Ken fist of the Blue Sky en vf) n’est pas la suite de Hokuto no ken comme on pourrait s’y attendre (Ken n’a plus personne à affronter) mais la préquelle, on y suit les aventures du 62e héritier du Hokuto Shinken (Ken étant le 64e), également nommé Ken.
Kasumi Kenshiro, enseignant au Japon, voit un vieil ami Chinois lui demander son aide ; les membres de la triade à laquelle il appartenait, le Qing Bang, ont été décimés ou emprisonnés par une bande rivale, le Hong Hua Hui, seul lui, connu à Shanghai sous le nom de Yan-Wang, le roi des enfers peut aider ses anciens compagnons à renverser le Hong Hua Hui et cesser le trafic de drogue à Shanghai (parce qu’évidemment le Qing Bang est une gentille triade!)
L’histoire se déroulant dans le Shanghai des années 30, l’auteur se base sur un fond historique, utilisant l’animosité des Chinois pour les Japonais, se servant de la colonisation pour mêler la concession Française notamment à son intrigue, mêlant les nazis à l’histoire et allant jusqu’à introduire des personnages réels tels Tchang Kai Chek. Le tout en distillant des informations sur les évènements de l’époque. Tout ce fond historique contribue à ancré l’histoire dans un réalisme fort plaisant.
Le dessin est encore plus beau que dans la première série, superbement soigné, et qui plus est, il profite des arrières plans de Shanghai, ce qui change des décors dévastés de la première série. Seul petit bémol à ce niveau là, c’est que Hara ayant des problèmes de vue, il arrive que l’on trouve quelques erreurs dans les proportions, mais rien de bien grave (et peu fréquent quand même).
Ken fait son entrée en France en 1988, où la série est diffusé dans le Club Dorothée, mais là où cela pose problème c’est que la série a visiblement été acheté un peu en aveugle…non pas qu’elle ne soit pas de qualité, mais pas spécialement adapté aux petites têtes blondes à qui s’adresse l’émission (et pourtant je me souviens qu’à cette époque bénit des Dieux, après mon épisode de Ken, je changeais de chaîne pour regarder les superstars du catch…snif…).

Très vite on assiste à des plaintes de parents indignés devant tant de violence « gratuite », alors que la série été déjà sacrément censurée (entre les coupes supprimant plusieurs minutes et une traduction pathétique)… La série est alors interrompue et disparaît du petit écran !
La révolution Ken est elle morte dans l’œuf ? Pas du tout ! Cela a suffit pour que la série obtienne un statut culte et que de nombreux fans la réclament… A l’époque, nombreux déjà, étaient ceux qui essayaient de se procurer des volumes Japonais du manga, ou encore des volumes Italiens, peut être plus facile à trouver.

C’est alors qu’un miracle se produit ! Avec l’ouverture du manga en France, et l’apparition de séries de plus en plus nombreuses, l’éditeur « J’ai Lu » annonce l’arrivée de « Ken le survivant ». Les fans sont au paradis, et l’attente paraît interminable. Et en Septembre 1999 (presque dix ans déjà), le saint Graal est disponible…27 volumes à un rythme mensuel, aujourd’hui presque inconcevable.
Seulement voilà, ceux qui possèdent cette version en connaissent aussi les limites : le papier de J’ai Lu est de mauvaises qualité, l’encrage également, la traduction est beaucoup critiquée…bref, ce n’est pas l’extase, malgré la qualité du titre en lui même.
Aujourd’hui non réédité depuis longtemps, cette édition atteint des sommes aussi astronomiques que ridicules sur Ebay.
Il était tant qu’un autre éditeur nous propose une nouvelle édition, et de meilleure qualité…heureusement Asuka a entendu l’appel des fans !

- Il y a environ 2000 ans, le monde était sans cesse en proie aux guerres. La famille du Hokuto originel qui assistait le grand empereur céleste, dominait le monde avec lui…à sa mort ce fut le chaos et le Hokuto originel décida de créer un art meurtrier qui fera régner la paix à travers le monde. Les grands prêtres du Hokuto arrivèrent à la conclusion que le monde n’avait besoin que d’un seul conquérant… mais cette puissante famille n’avait alors aucun héritier mâle. Les deux descendantes, deux sœurs, Ohka et Shumé, eurent toutes deux un fils le même jour : Ryuho et Shuken !
Les grands prêtres décidèrent de tuer l’un des deux enfants, pour choisir l’héritier, et les soumirent à l’épreuve des loups ! Mais Ohka, touchée par sa sœur se jeta dans le vide comme sacrifice pour que Shuken, le fils de sa sœur soit choisi !
Ainsi le Hokuto vit apparaître son premier grand maître : le légendaire Shuken ! Il fut décidé, suite à l’histoire funeste de sa mère et de sa tante qu’un seul héritier serait désigné par génération, les autres disciples devant renoncer à leur art sous peine de se voir exécuter !
- Shuken, devenu héritier du Hokuto devint également disciple de l’école du Seito Gekken, afin de parfaire son art. C’est ainsi que naquit le véritable Hokuto Shinken ! Pour éviter que cet art ne se répande et tombe dans de mauvaises mains, Shuken extermina dans la tristesse tous les disciples du Seito Gekken.
- Ryuho, cousin de Shuken, fut le fondateur d’une branche parallèle du Hokuto, le Hokuto Ryuken, un art encore plus meurtrier, mais ses pratiquants frôlent la folie! Il est dit que si le Hokuto Shinken ne connaît pas d’héritier, c’est au Hokuto Ryuken d’en donner un ! De par cette règle, à chaque génération, l’héritier du Hokuto Ryuken doit affronter l’héritier du Hokuto Shinken pour éprouver sa force et le reconnaître en tant qu’héritier unique du Hokuto !
- A l’époque des Trois Royaumes (période de la Chine de 221 à 280, où l’ancien royaume de la dynastie des Han fut divisés en trois royaumes : Wei, Shu et Wu), le Hokuto Shinken fut divisé en trois branches afin de protéger les trois grands seigneurs de chacun des royaumes : le Hokuto Shinken original, le Hokuto Sonkaken et le Hokuto Sôkaken ! Depuis il est dit que lorsque les trois étoiles du Hokuto (les maîtres des trois branches) entrent en interaction sur cette Terre, cela est annonciateur d’une période de trouble !
- Si le Hokuto finira par devenir le gardien de l’Empereur, les six portes de son palais seront chacune gardées par un grand maître du Nanto, un art opposé du Hokuto (« on peut considérer le Hokuto, qui vise à frapper les points vitaux de l’adversaire pour le faire exploser de l’intérieur comme le Yin et le Nanto qui vise à tout détruire de l’extérieur, tout trancher, comme le Yang »). Il est dit que six les étoiles du Nanto se troublent c’est à l’héritier du Hokuto qu’incombe la tache de les contenir.
- Au début du vingtième siècle, Wei Riu Ying, un des disciples du Hokuto Ryuken quitte le Ryukamon (temple du Hokuto Ryuken) pour se mesurer à l’héritier du Hokuto Shinken…il est renié du Hokuto et fonde le Kyoku Juji Seiken, un art proche du Nanto ! La lutte entre cet art et le Hokuto s’étendra sur deux générations !
Le disciple de Wei Riu Ying prendra sous son aile un jeune garçon qui reviendra au Hokuto Ryuken en devenant son héritier…ainsi la boucle sera bouclée !
- Dans les années 30, à Shanghai, ville ou règne la pègre, le 62e héritier du Hokuto Shinken, Kasumi Kenshiro, se fait appeler Yan Wang (le roi des Enfers). Alors que le chaos règne, que l’ordre est troublé, au milieu des intrigues des diverses nations voulant conquérir la Chine, il affrontera les héritiers des deux autres branches du Hokuto : Lin Wang du Hokuto Sonkaken et Zhang Tai Yan du Hokuto Sôkaken ! Il affrontera également Fai Yan, disciple du Juji Seiken, mettant fin à un combat commencé par con père. Il devra se mesurer à Liu Zong Wu, héritier du Hokuto Ryuken !
- Après 2000 ans de rancune, un héritier du Seito Gekken apparaît et souhaite exterminer tous les disciples étant affiliés à l’une des branches du Hokuto ! Kasumi Kenshiro devra répondre des actes de son ancêtre.
- A l’aube du 21e siècle une guerre nucléaire va décimer la population et transformer le monde en un vaste désert…dans cette période de chaos, l’humanité plus que jamais besoin du Hokuto ! Trois disciples de cet art, que l’ont appellera les trois frères du Hokuto, vont se disputer le titre d’héritier : on raconte qu’en 2000 ans d’histoire, jamais le Hokuto n’a vu d’homme aussi puissant en son sein, il a malheureusement fallu que les trois apparaissent à la même génération ! Kenshiro sera désigné 64e héritier de cette école et devra affronter son aîné, le puissant Raoh.
- A la même période, les étoiles du Nanto vont se troubler, et les uns après les autres, Kenshiro va les rencontrer pour accomplir son devoir !
- Alors que l’ordre recommence à apparaître dans ce monde dévasté, Kenshiro va devoir affronter les disciples du Hokuto Ryuken, la branche parallèle du Hokuto Shinken !
L’homme le plus puissant de l’histoire du Hokuto va ainsi mettre fin à la division du Hokuto, et pour ce qu’on en sait de la chronologie à l’heure actuelle, ne subsiste plus que le Hokuto Shinken !

Ce qui caractérise ces deux séries en particulier est la présence de tous ces personnages si charismatiques, emblématiques même, tous plus ou moins développés, tous plus puissants les uns que les autres, et tous ayant soufferts, ce qui fait qu’aucun n’est vraiment détestable, même ceux qui apparaissent comme des salauds dans un premier temps ne le sont pas tant que ça quand on connaît leur motivations.
La palme des persos charismatiques allant sans aucun doute aux incroyables Ken bien sur mais aussi à ses deux frères Toki et Raoh. (voir la passage mythique où les trois frères se réunissent pour percer le secret de Souther, où des légions entières s’écartent apeurés de voir les trois légendaires frères du Hokuto ensemble).
Du coup les affrontements dans Ken sont incroyablement prenants, voir s’opposer ses personnages si attachants, se dire que l’un d’entre eux va sans doute devoir mourir est atroce.

Les voici classés par ordre chronologique, et par école d’art martiaux, ce qui permet également de mieux comprendre la hiérarchie de cet univers.
LE HOKUTO SHINKEN : branche principale et originelle, il s’agit de celle dont sont issus les principaux personnages de la série.
LE HOKUTO SONKAKEN : Branche secondaire du Hokuto, le Sonkaken voit le jour trois siècles après la naissance du Hokuto, mais il est aussi meurtrier.

LE HOKUTO SÔKAKEN : Tout comme le Sonkaken, cette branche est postérieur à la naissance du Hokuto originel dont elle est un dérivée.

LE HOKUTO RYUKEN : Branche parallèle au Hokuto Shinken, on dit que le Ryuken est plus meurtrier mais également dangereux pour celui qui le pratqiue.

LE NANTO ROKU SEIKEN : Ils sont les six généraux du Nanto, les plus puissants maîtres de cet art, les étoiles qui dirigent les 108 autres. (je vous garde la surprise pour le sixième)

LE NANTO GOSHA SEI : Il s’agit des cinq étoiles qui protègent le sixième général du Nanto, certains d’entre eux n’ont rien à envier aux Maîtres Nanto. Autrement appelés les forces Nanto.

Hokuto no Ken, (ainsi que sa suite Soten no Ken) est à première vue un shonen ultra violent, mais il serait affreusement dommage de s’arrêter à la seule violence de ce titre, tant il est riche.
Il s’agit d’un titre absolument passionnant à tous les niveaux, que se soit au niveau de l'intrigue entre tous les persos, au niveau des liens qui les unissent ou les opposent, au niveau des combats, qui souvent voient s'affronter des amis et surtout au niveau du charisme des personnages… Addictif est un mot qui convient pleinement !
Comme dans la plupart des mangas, l'histoire ne trouve pas de suite sa ligne directrice dans les premiers volumes, il paraît même clair que l'auteur ne savait pas trop où il allait au début et qu'il récupère Shin et son Nanto pour centrer l'histoire dessus, il commence ainsi une grande fresque avec une histoire datant de 2000 ans qu’il nous livre au fur et à mesure de son récit. L’avantage d’avoir un trou de 2000 ans est justement qu’il peut y caser ce qu’il veut, peu importe l’époque, peut importe le lieu, tout en gardant son fil conducteur. Ainsi au fil de la première partie il rajoute des éléments à greffer à ceux déjà connus, mais le plus intéressant, reste de le faire avec les éléments rajoutés dans Soten no Ken où, plus les volumes passent et plus les auteurs font des passerelles entre les deux séries…un vrai bonheur pour les fans qui peuvent aller jusqu’à dresser un arbre généalogique avec tous les éléments dont on dispose.
Par la suite, il intègre un début d'intrigue politique, très léger quand même dans la première partie, mais beaucoup plus présent dans Soten no Ken, avec ces références historiques, ses personnages ayant réellement existés, cela donne du volume au titre, et l’ancre dans un monde bien réel, pour donner un aspect plus concret à ses personnages et leurs arts.

C’est un fait les personnages sont forts, mais il faut aussi prendre cette expression au sens figuré. Car dire que presque tout le manga repose sur ces personnages puissants et charismatiques ne serait pas exagéré.
Hokuto no Ken est bien plus qu’un manga violent, cette violence caractérise la souffrance profonde qui emplit les personnages quels qu’ils soient, car Ken est en fait un manga sur l’amitié et la fraternité, jamais un manga n’aura été aussi fort sur ce thème ! Ken a été grandement desservi par la version française de l’animé, honteusement ridicule, dénaturant l’œuvre original réduisant la série à des affrontements entre gros bourrins incapable de réfléchir, toute la profondeur des sentiments exprimés dans le manga étant passé à la trappe.
L'émotion est très présente tout le long du titre, chaque affrontement entre grand maître est lourd de sens, et Ken se construit en faisant sienne la souffrance des autres, il mûrit en intégrant les sentiments de ses amis mais aussi de ceux qu’il appelle « ses meilleurs ennemis », la perte de chacun d’entre eux, augmentant la tristesse de ce guerrier désespérément seul. Le combat entre Ken et Raoh va au dela du simple affrontement entre deux grand maître d’art martiaux, il s’agit de deux frères qui se retrouvent, qui s’aiment et se combattent pour montrer à l’autre tout le respect qu’il a pour lui. L’affrontement entre Raoh et Toki est en ce sens le plus touchant de la série. Mais l’émotion ne se situe pas que dans les affrontements, il faut voir Lyn et Bat devenus adultes se jeter dans les bras de Ken qui fut en quelque sorte un père de substitution, ainsi que le final absolument magnifique, qui conclut la série sur une touche mélancolique.
Tous les personnages de Ken sont charismatiques, il n'y a pas d'exception, et tous les "salauds" sont plus à plaindre qu'à blâmer, tous souffrent de leurs actes passés ou présents mais ne pouvant revenir en arrière ils attendent qu'un guerrier comme Ken vienne les libérer de leurs poids.
Dans Soten no Ken tout ceci est peut être moins marqué, notamment au début, mais on finit par retrouver les émotions de la première série, avec des adversaires touchants qui ne sont pas manichéens et qui eux aussi sont accompagnés de leurs souffrances.

Le style narratif en lui même a quelque chose qui lui est propre, centré uniquement sur des personnages puissants, travaillés, tous portant leur croix… L’univers tel qu’il est présent dans la première série est inspiré de celui de Mad Max, mais les auteurs ont réussi à se l’approprier et depuis lors jamais plus un monde post apocalyptique n’a paru aussi déprimant.
Les personnages si caractéristiques, ont souvent aussi été copiés, mais pris un par un, ils ne sont pas grand chose…dans Ken l’adage qui dit que « le tout est plus que la somme des parties » est entièrement vérifié.
Lorsque dans la deuxième partie de Hokuto no Ken, quand Ken rencontre les maîtres du Ryuken, n’importe quel autre mangaka auraient introduit des personnages plus puissants que ceux déjà apparus…et bien non, Raoh est le personnage le plus puissant de la série, et il le restera jusqu’à la fin : Ken le dit lui même, il est devenu ainsi en affrontant des guerriers plus fort que lui !
La conclusion est révélatrice également du style des auteurs…alors que le titre auraient pu se terminer deux voir trois volumes plus tôt, l'auteur prend le temps de conclure son œuvre, et là plus de suspens, plus personne n'est capable de tenir tête à Ken, cela n'empêche pas les histoires d'être très intéressantes, le suspens reste très présent jusqu'à la fin; fin qui est vraiment remarquable, la tension reste présente jusqu'au dernier moment, et l'émotion ne faiblit jamais.
Pour ce qui est du style graphique propre, Hara se fait plaisir, certains adversaires de Ken sont des clones de Mr T et de Hulk Hogan, Falco fait penser à Dolph Lundgren et on y trouve aussi deux frères qui sont les portraits des "Legions of Doom" (équipe de catch). Mais de son coté, lui aussi a inspiré d’autres auteurs, Hirohiko Araki notamment, l’auteur de Jojo’s bizarre adventure qui le reconnaît volontiers ; Hasegawa Tetsuya, l’auteur de Napoléon, calque littéralement son dessin sur celui de Hara.
Enfin les références à des personnages de Ken sont nombreuses, notamment dans les jeux vidéos, mais pas uniquement, qui n’a pas pensé à Ken lorsque à la fin de Kill Bill, Uma Thurman utilise une technique à retardement sur Bill ?

Comme bien souvent, le manga a connu une adaptation en animé mais en ce qui concerne Ken, les adaptations sont relativement nombreuses…
- La série télé Ken le suvivant : Datant de 1984, elle comprend 109 épisodes, et ne correspond qu’à la première partie du manga, c’est à dire jusqu’au combat contre Raoh.
Elle sera diffusée en France dans un premier temps dans le célèbre Club Dorothée, mais sera interrompue à l’épisode à l’épisode 84, la violence du titre ayant provoqué une levée de boucliers des parents indignés que leurs enfants voient ce genre de choses (incultes !). La version Française fait débat depuis des lustres, le doublage étant absolument ridicule et proposant des mots pitoyables, on se demande comment des soit disant « acteurs professionnels » peuvent être responsable d’un tel massacre…on peut se demander comment il est possible de manquer à ce point de respect envers une œuvre quelconque.
Graphiquement cette série accuse le poids des années, l’animation idem, qui paraissait déjà moyenne à l’époque…elle ne rend pas hommage au manga !

- Ken le survivant 2 Nouvelle série voyant le jour en 1987 faisant suite à la première, c’est à dire qu’elle reprend les évènements du manga après Raoh jusqu’à la fin du combat contre Kaioh. Elle compte 43 épisodes
Bien que datant elle aussi, est tout de même de meilleur qualité tant au niveau graphique qu’en terme d’animation. L’avantage chez nous c’est qu’elle n’a jamais été doublé (uniquement sous titrée), et n’a donc pas subi l’outrage de la première série.

- Le film, Fist of the north star : Datant de 1986, il résume la première partie du manga en 1h30. Globalement de qualité (pas spécialement en terme technique…encore qu’il faut restituer à l’époque), il oublie pas mal de personnages, notamment Toki, ce qui est dommage. Malgré ça, il reste intéressant à suivre. Cependant, il conclue sur une fin ouverte, le manga n’étant pas terminé à l’époque.

- Shin Hokuto no ken: Série de trois OAVs de 2003, qui se situent après la fin du manga. Il s’agit donc d’une histoire inédite, ce qui fait plus que plaisir ! La qualité est au rendez vous à tous les niveaux, techniques en premier lieu, et au niveau du scénario. A voir !

- Hokuto no Ken: Shin Kyuseishu Densetsu : Projet ambitieux qui voit le jour en 2005, qui consiste à reprendre l’univers de la série sur trois films et deux OAVs.
On a dans l’ordre : en Mars 2006, Raoh Densetsu (la Légende de Raoh) film qui sort en France le 14 Mai 2008 ; En février 2007, Yuria Densetsu (OAV); en Avril 2007 Raoh Densetsu 2 (Film); en Mars 2008 Toki Densetsu (OAV) ; et prévu pour l’automne 2008 le film Ken Densetsu !

Le premier long métrage est sortie en salle en France le 14 mai

Voir le site officiel du film : http://www.ken-lefilm.com/
- Fist of the blue sky: Adaptation du deuxième manga de Ken, Soten no Ken, il s’agit d’une série télé ne comptant que 22 épisodes qui a vu le jour en Octobre 2006 pour se terminer en Mars 2007. Le design assez particulier des personnages ayant contribué au désintérêt des téléspectateurs. Série bien sur inédite en France pour le moment !

- Fist of tne north star, le film live : Allez, pour le plaisir évoquons ce film Live, d’un kitsch inégalé. Production Américano-américaine de 1995, ce film est réalisé sans moyen, j’ai presque envie de dire sans acteurs (des vrais), et à la limite sans que les producteurs et réalisateurs aient pris la peine de lire le manga… Un nanar comme on ne sait plus en faire…tant mieux !

Suite au projet « Shin Kyuseishu Densetsu » (de trois films et de deux OAVs) est apparu un autre projet presque aussi ambitieux dans le concept : raconter l’histoire de personnages de l’univers de Ken au travers de «spin-off », c’est à dire de série découlant de la première, ayant pour personnage principal un des personnages de l’histoire…Ces histoires ne se déroulent pas au moment même raconté par Hara et Buronson dans la première série, cela n’apporterait pas grand chose, mais éclairci des points d’ombres de la vie des personnages concernés.
Chacune de ces titres est réalisé par un autre auteur que Hara ou Buronson, le graphisme est donc loin de l’original, et quand à savoir si cela respecte bien l’univers (même votre serviteur l’ignore encore pour le moment)
On a donc :
- Raoh Gaiden (en 5 volumes par Yuko Osada) : ce titre raconte la jeunesse de Raoh, son apprentissage du Hokuto et sa rencontre avec le Nanto.
- Yuria Gaiden (one-shot de Ayumi Kasai): on découvre une version de l’histoire du point de vue de la belle Yuria (Julia en Français) que tous s’arrachent.
- Ryuken Gaiden (nouvelle de Shinichi Hiromoto) : cette nouvelle nous raconte l’histoire de Ryuken, le maître de Raoh, Toki et Ken (et accessoirement Jaggy)
- Rei Gaiden (2 volumes, toujours en cours, de Nekoi Yasuyuki) : l’histoire du fabuleux Rei, à la recherche de sa sœur, avant sa rencontre avec Kenshiro
- Toki Gaiden (2 volumes, toujours en cours, de Yuka Nagate) : ce dernier manga issu de l’univers de Ken, nous conte l’histoire de Toki après la guerre nucléaire et la fondation du village aux miracles.

Comme toute série à succès qui se respecte, Hokuto no Ken connaît un grand nombre de produits dérivés, sa préquelle, Soten no Ken, mis à part un animé, n’a pas encore eu droit à autant d’honneur. D’ailleurs tous les projets récent ayant vu le jour autour de Ken ne concernent que la première série !
On trouve presque de tout, cela va des tapis de souris, aux portes clés, en passant par les jeux de cartes, il existe même un jeu de rôle du type donjons et dragons. Mais on trouve surtout des figurines, de qualités plus ou moins bonnes, mais par contre on en trouve à foison…difficile pour le collectionneur de toutes les posséder (surtout qu’il n’est pas toujours évident de se les procurer en France !
Bien entendu, comme tout manga un peu accès combat qui se respecte, il existe des adaptations en jeux vidéos…et là autant dire qu’on en trouve beaucoup, cependant rares sont ceux qui ont passé nos frontières officiellement !
Il existe bien sur des bornes d’arcade, et des adaptations sur quasiment toutes les consoles ayant vu le jour ! On trouve également des adaptations non officielles.
Le dernier en date, sorti il y a peu sur Playstation 2, est l’adaptation que les fans attendent depuis des lustres : jeux de combat en 2D, aussi coloré et dynamique que les Guilty Gear…à vos manettes les hardcore gamers !
Il est annoncé un jeu On-line gratuit où seul la personnalisation du personnage sera payante, Ken en MMOARPG…qui l’aurait cru ?
Hokuto no ken est vraiment un manga remarquable, une pierre angulaire du shonen et du manga en général. Ce titre est certes violent, mais il est bien plus que cela, il est beaucoup plus profond qu'il n'en n'a l'air, et on se surprend parfois à verser des larmes pour ces fiers et puissants guerriers qui meurent dans les bras de leurs "frères".
Rare sont les personnages qui survivent bien longtemps dans Ken, mais de ce fait leur flamme ne brille que plus intensément, et jamais ils ne sont oubliés par un Ken dont la peine ne cesse de s'accroître.
Accompagné par un graphisme qui ne cesse de s'améliorer au fil des tomes pour atteindre un niveau d'excellence irréprochable, cette série est un incontournable que tout le monde se doit de connaître, et quoi de mieux que de profiter de la rééditon d’Asuka pour cela ?
Ken et un manga puissant et poignant qui mérite largement sa place au panthéon des œuvres cultes.

Dossier réalisé par Erkael (Mis en ligne le 15/05/2008)
HOKUTO NO KEN © 1983 by BURONSON AND TETSUO HARA / NSP Approved No. No. 2W-03F, All rights reserved.
Ils ne le savent pas encore mais ils viennent de créer un phénomène qui laissera des traces un peu partout dans le monde. La série se termine en 1989 mais garde le statut de titre culte, les fans restant nombreux, et surtout fidèles ! En 2001 les deux auteurs se ré-associent pour produire la suite, ou plutôt la préquelle de leur histoire. Mais cette année, Kenshiro et son Hokuto fêtes ses 25 ans, et pour le coup, jamais la série n’a autant fait parler d’elle depuis bien des années, et ce n’est que justice !
Préparez vous à pénétrer l’univers d’une série très « frappante » !

LES AUTEURS

TETSUO HARA
En Avril 1983, il publie deux chapitres racontant la jeunesse d’un certain Kasumi Kenshiro, le lectorat apprécie et la Shueisha lui laisse carte blanche pour développer ce titre, et il lui propose l’aide du scénariste Buronson…il ne le sait pas encore mais il vient de donner naissance à une œuvre qui sera connu dans le monde entier et qui fera de lui un mangaka connu et respecté et mainte fois copié : tout simplement le tournant de sa carrière !
Le titre se termine en 89 et il se lance alors dans d’autres titres, sans l’aide de Buronson, qui rencontreront tout de même moins de succès.
Le grand retour de la collaboration avec Buronson et surtout le grand retour de Ken aura lieu en 2001, qui amènera un nouveau succès à Hara quelque peu dans le creux de la vague après Keiji.
Tetsuho Hara a un style exceptionnel, son trait est fin et soigné, il maîtrise à la perfection les jeux d’ombres. Son talent a fait de lui un mangaka très imité, notamment par Hirohiko Araki, l’auteur du génial Jojo’s bizarre adventure.
Si Hara est un maître du dessin, il semble qu’il ne soit pas un conteur génial vu qu’il s’est associé à de très nombreuses reprises à des scénaristes; mais sa plus célèbre association reste celle faite avec Buronson, qu’il va retrouver à différents moments de sa carrière…outre les deux séries Ken, ils travailleront ensemble sur des short stories et des romans.
Ce qui est d’autant plus exceptionnel chez cet auteur c’est qu’il est atteint d’une déformation oculaire rare, qui l’oblige à fermer un œil pour dessiner, il doit ainsi reprendre ses dessins pour les corriger à de nombreuses reprises…il a des problèmes de perspective, ce qui peut apparaître dans Soten no Ken…mais quand on sait ça, on ne peut avoir qu’encore plus de respect pour un dessinateur aussi génial que lui !!!
A noter que Hara est un ami de Tsukasa Hojo, le célèbre auteur de City Hunter…il faut croire que les génies s’attirent

BURONSON
Il commence sa carrière avec Pink punch : Miyabi, mais c’est quelque années plus tard qu’il rencontrera le succès avec Hokuto no Ken en collaboration avec Tetsuo Hara, ils ont été mis en contact par la Shueisha et l’alchimie opérât…il se retrouveront d’ailleurs des années après pour la suite de cette série.
Il rencontrera également un grand succès avec sa collaboration avec Ryoichi Ikegami, ils travailleront ensemble à plusieurs reprises, notamment sur Sanctuary, Strain et Heat…mais pour le coup il utilisera son autre pseudonyme.
BIENVENUE EN ENFER ! (et à Shanghai)

"Hokuto no Ken" nous narre l'histoire de Kenshiro, 64e héritier du Hokuto Shinken, un kung-fu assassin vieux de plus de 2000 ans qui se transmet de générations en générations, dans un monde post apocalyptique où seule la loi du plus fort domine… ça tombe bien Ken est plutôt fort.
Dans ce monde post apocalyptique, théâtre de ce qui reste d’une guerre nucléaire, la loi du plus fort domine, de nombreux gangs de voyous ultra violents pillent sans vergogne les villages où les gens se sont rassemblés et essayent de survivre dans ce monde désolé. Dans un de ces villages justement, apparaît un homme mourant de soif que les villageois méfiant jette en prison, seule une petite fille se montre gentille avec lui. C’est ce moment qu’une bande de motards choisit pour attaquer le village… pas de chance l’homme en question, Kenshiro, n’est autre que l’héritier du Hokuto shinken, un art martial meurtrier qui n’est transmis qu’à un seul homme par génération…
Ken recherche Yuria, la femme qu’il aime, enlevée par Shin, autrefois son meilleur ami, grand maître du Nanto Seiken…

Le graphisme de cette série est en constante évolution, Hara étant alors un jeune auteur qui n’a pas encore trouvé son stylé définitif. Si dés le départ le trait est malgré tout agréable, il est assez rond, les jeux d’ombres, les contrastes ne sont pas encore bien maîtrisés, mais très vite, cela prend une autre dimension, pour atteindre un niveau absolument remarquable à la fin (et même avant).
Les décors sont assez pauvres, conséquences du choix de placer le titre dans un monde dévasté où il ne reste rien, mais ce n’est pas l’attrait principal du titre, loin de là.

Bien que datant de 2001, Soten no ken (Ken fist of the Blue Sky en vf) n’est pas la suite de Hokuto no ken comme on pourrait s’y attendre (Ken n’a plus personne à affronter) mais la préquelle, on y suit les aventures du 62e héritier du Hokuto Shinken (Ken étant le 64e), également nommé Ken.
Kasumi Kenshiro, enseignant au Japon, voit un vieil ami Chinois lui demander son aide ; les membres de la triade à laquelle il appartenait, le Qing Bang, ont été décimés ou emprisonnés par une bande rivale, le Hong Hua Hui, seul lui, connu à Shanghai sous le nom de Yan-Wang, le roi des enfers peut aider ses anciens compagnons à renverser le Hong Hua Hui et cesser le trafic de drogue à Shanghai (parce qu’évidemment le Qing Bang est une gentille triade!)
L’histoire se déroulant dans le Shanghai des années 30, l’auteur se base sur un fond historique, utilisant l’animosité des Chinois pour les Japonais, se servant de la colonisation pour mêler la concession Française notamment à son intrigue, mêlant les nazis à l’histoire et allant jusqu’à introduire des personnages réels tels Tchang Kai Chek. Le tout en distillant des informations sur les évènements de l’époque. Tout ce fond historique contribue à ancré l’histoire dans un réalisme fort plaisant.
Le dessin est encore plus beau que dans la première série, superbement soigné, et qui plus est, il profite des arrières plans de Shanghai, ce qui change des décors dévastés de la première série. Seul petit bémol à ce niveau là, c’est que Hara ayant des problèmes de vue, il arrive que l’on trouve quelques erreurs dans les proportions, mais rien de bien grave (et peu fréquent quand même).
Les premiers pas en France
Ken fait son entrée en France en 1988, où la série est diffusé dans le Club Dorothée, mais là où cela pose problème c’est que la série a visiblement été acheté un peu en aveugle…non pas qu’elle ne soit pas de qualité, mais pas spécialement adapté aux petites têtes blondes à qui s’adresse l’émission (et pourtant je me souviens qu’à cette époque bénit des Dieux, après mon épisode de Ken, je changeais de chaîne pour regarder les superstars du catch…snif…).

Très vite on assiste à des plaintes de parents indignés devant tant de violence « gratuite », alors que la série été déjà sacrément censurée (entre les coupes supprimant plusieurs minutes et une traduction pathétique)… La série est alors interrompue et disparaît du petit écran !
La révolution Ken est elle morte dans l’œuf ? Pas du tout ! Cela a suffit pour que la série obtienne un statut culte et que de nombreux fans la réclament… A l’époque, nombreux déjà, étaient ceux qui essayaient de se procurer des volumes Japonais du manga, ou encore des volumes Italiens, peut être plus facile à trouver.

C’est alors qu’un miracle se produit ! Avec l’ouverture du manga en France, et l’apparition de séries de plus en plus nombreuses, l’éditeur « J’ai Lu » annonce l’arrivée de « Ken le survivant ». Les fans sont au paradis, et l’attente paraît interminable. Et en Septembre 1999 (presque dix ans déjà), le saint Graal est disponible…27 volumes à un rythme mensuel, aujourd’hui presque inconcevable.
Seulement voilà, ceux qui possèdent cette version en connaissent aussi les limites : le papier de J’ai Lu est de mauvaises qualité, l’encrage également, la traduction est beaucoup critiquée…bref, ce n’est pas l’extase, malgré la qualité du titre en lui même.
Aujourd’hui non réédité depuis longtemps, cette édition atteint des sommes aussi astronomiques que ridicules sur Ebay.
Il était tant qu’un autre éditeur nous propose une nouvelle édition, et de meilleure qualité…heureusement Asuka a entendu l’appel des fans !

L’histoire du Hokuto Shinken
- Il y a environ 2000 ans, le monde était sans cesse en proie aux guerres. La famille du Hokuto originel qui assistait le grand empereur céleste, dominait le monde avec lui…à sa mort ce fut le chaos et le Hokuto originel décida de créer un art meurtrier qui fera régner la paix à travers le monde. Les grands prêtres du Hokuto arrivèrent à la conclusion que le monde n’avait besoin que d’un seul conquérant… mais cette puissante famille n’avait alors aucun héritier mâle. Les deux descendantes, deux sœurs, Ohka et Shumé, eurent toutes deux un fils le même jour : Ryuho et Shuken !
Les grands prêtres décidèrent de tuer l’un des deux enfants, pour choisir l’héritier, et les soumirent à l’épreuve des loups ! Mais Ohka, touchée par sa sœur se jeta dans le vide comme sacrifice pour que Shuken, le fils de sa sœur soit choisi !
Ainsi le Hokuto vit apparaître son premier grand maître : le légendaire Shuken ! Il fut décidé, suite à l’histoire funeste de sa mère et de sa tante qu’un seul héritier serait désigné par génération, les autres disciples devant renoncer à leur art sous peine de se voir exécuter !
- Shuken, devenu héritier du Hokuto devint également disciple de l’école du Seito Gekken, afin de parfaire son art. C’est ainsi que naquit le véritable Hokuto Shinken ! Pour éviter que cet art ne se répande et tombe dans de mauvaises mains, Shuken extermina dans la tristesse tous les disciples du Seito Gekken.
- Ryuho, cousin de Shuken, fut le fondateur d’une branche parallèle du Hokuto, le Hokuto Ryuken, un art encore plus meurtrier, mais ses pratiquants frôlent la folie! Il est dit que si le Hokuto Shinken ne connaît pas d’héritier, c’est au Hokuto Ryuken d’en donner un ! De par cette règle, à chaque génération, l’héritier du Hokuto Ryuken doit affronter l’héritier du Hokuto Shinken pour éprouver sa force et le reconnaître en tant qu’héritier unique du Hokuto !
- A l’époque des Trois Royaumes (période de la Chine de 221 à 280, où l’ancien royaume de la dynastie des Han fut divisés en trois royaumes : Wei, Shu et Wu), le Hokuto Shinken fut divisé en trois branches afin de protéger les trois grands seigneurs de chacun des royaumes : le Hokuto Shinken original, le Hokuto Sonkaken et le Hokuto Sôkaken ! Depuis il est dit que lorsque les trois étoiles du Hokuto (les maîtres des trois branches) entrent en interaction sur cette Terre, cela est annonciateur d’une période de trouble !
- Si le Hokuto finira par devenir le gardien de l’Empereur, les six portes de son palais seront chacune gardées par un grand maître du Nanto, un art opposé du Hokuto (« on peut considérer le Hokuto, qui vise à frapper les points vitaux de l’adversaire pour le faire exploser de l’intérieur comme le Yin et le Nanto qui vise à tout détruire de l’extérieur, tout trancher, comme le Yang »). Il est dit que six les étoiles du Nanto se troublent c’est à l’héritier du Hokuto qu’incombe la tache de les contenir.
- Au début du vingtième siècle, Wei Riu Ying, un des disciples du Hokuto Ryuken quitte le Ryukamon (temple du Hokuto Ryuken) pour se mesurer à l’héritier du Hokuto Shinken…il est renié du Hokuto et fonde le Kyoku Juji Seiken, un art proche du Nanto ! La lutte entre cet art et le Hokuto s’étendra sur deux générations !
Le disciple de Wei Riu Ying prendra sous son aile un jeune garçon qui reviendra au Hokuto Ryuken en devenant son héritier…ainsi la boucle sera bouclée !
- Dans les années 30, à Shanghai, ville ou règne la pègre, le 62e héritier du Hokuto Shinken, Kasumi Kenshiro, se fait appeler Yan Wang (le roi des Enfers). Alors que le chaos règne, que l’ordre est troublé, au milieu des intrigues des diverses nations voulant conquérir la Chine, il affrontera les héritiers des deux autres branches du Hokuto : Lin Wang du Hokuto Sonkaken et Zhang Tai Yan du Hokuto Sôkaken ! Il affrontera également Fai Yan, disciple du Juji Seiken, mettant fin à un combat commencé par con père. Il devra se mesurer à Liu Zong Wu, héritier du Hokuto Ryuken !
- Après 2000 ans de rancune, un héritier du Seito Gekken apparaît et souhaite exterminer tous les disciples étant affiliés à l’une des branches du Hokuto ! Kasumi Kenshiro devra répondre des actes de son ancêtre.
- A l’aube du 21e siècle une guerre nucléaire va décimer la population et transformer le monde en un vaste désert…dans cette période de chaos, l’humanité plus que jamais besoin du Hokuto ! Trois disciples de cet art, que l’ont appellera les trois frères du Hokuto, vont se disputer le titre d’héritier : on raconte qu’en 2000 ans d’histoire, jamais le Hokuto n’a vu d’homme aussi puissant en son sein, il a malheureusement fallu que les trois apparaissent à la même génération ! Kenshiro sera désigné 64e héritier de cette école et devra affronter son aîné, le puissant Raoh.
- A la même période, les étoiles du Nanto vont se troubler, et les uns après les autres, Kenshiro va les rencontrer pour accomplir son devoir !
- Alors que l’ordre recommence à apparaître dans ce monde dévasté, Kenshiro va devoir affronter les disciples du Hokuto Ryuken, la branche parallèle du Hokuto Shinken !
L’homme le plus puissant de l’histoire du Hokuto va ainsi mettre fin à la division du Hokuto, et pour ce qu’on en sait de la chronologie à l’heure actuelle, ne subsiste plus que le Hokuto Shinken !

Les quelques survivants !
Ce qui caractérise ces deux séries en particulier est la présence de tous ces personnages si charismatiques, emblématiques même, tous plus ou moins développés, tous plus puissants les uns que les autres, et tous ayant soufferts, ce qui fait qu’aucun n’est vraiment détestable, même ceux qui apparaissent comme des salauds dans un premier temps ne le sont pas tant que ça quand on connaît leur motivations.
La palme des persos charismatiques allant sans aucun doute aux incroyables Ken bien sur mais aussi à ses deux frères Toki et Raoh. (voir la passage mythique où les trois frères se réunissent pour percer le secret de Souther, où des légions entières s’écartent apeurés de voir les trois légendaires frères du Hokuto ensemble).
Du coup les affrontements dans Ken sont incroyablement prenants, voir s’opposer ses personnages si attachants, se dire que l’un d’entre eux va sans doute devoir mourir est atroce.

Les voici classés par ordre chronologique, et par école d’art martiaux, ce qui permet également de mieux comprendre la hiérarchie de cet univers.
LE HOKUTO : art martial millénaire visant la destruction du corps de l’intérieur par une pression des points vitaux. Il existe plusieurs branches.
LE HOKUTO SHINKEN : branche principale et originelle, il s’agit de celle dont sont issus les principaux personnages de la série.
LE HOKUTO SONKAKEN : Branche secondaire du Hokuto, le Sonkaken voit le jour trois siècles après la naissance du Hokuto, mais il est aussi meurtrier.

LE HOKUTO SÔKAKEN : Tout comme le Sonkaken, cette branche est postérieur à la naissance du Hokuto originel dont elle est un dérivée.

LE HOKUTO RYUKEN : Branche parallèle au Hokuto Shinken, on dit que le Ryuken est plus meurtrier mais également dangereux pour celui qui le pratqiue.

LE NANTO : opposé mais lié au Hokuto, le Nanto vise à détruire le corps de l’extérieur, soit en découpant, soit en perforant. Il existe 108 branches Nanto, mais dominés par six généraux.
LE NANTO ROKU SEIKEN : Ils sont les six généraux du Nanto, les plus puissants maîtres de cet art, les étoiles qui dirigent les 108 autres. (je vous garde la surprise pour le sixième)

LE NANTO GOSHA SEI : Il s’agit des cinq étoiles qui protègent le sixième général du Nanto, certains d’entre eux n’ont rien à envier aux Maîtres Nanto. Autrement appelés les forces Nanto.

LES AUTRES PERSONNAGES (toutes écoles confondues)
Oui c’est violent…mais pas que !
Hokuto no Ken, (ainsi que sa suite Soten no Ken) est à première vue un shonen ultra violent, mais il serait affreusement dommage de s’arrêter à la seule violence de ce titre, tant il est riche.
Il s’agit d’un titre absolument passionnant à tous les niveaux, que se soit au niveau de l'intrigue entre tous les persos, au niveau des liens qui les unissent ou les opposent, au niveau des combats, qui souvent voient s'affronter des amis et surtout au niveau du charisme des personnages… Addictif est un mot qui convient pleinement !
Comme dans la plupart des mangas, l'histoire ne trouve pas de suite sa ligne directrice dans les premiers volumes, il paraît même clair que l'auteur ne savait pas trop où il allait au début et qu'il récupère Shin et son Nanto pour centrer l'histoire dessus, il commence ainsi une grande fresque avec une histoire datant de 2000 ans qu’il nous livre au fur et à mesure de son récit. L’avantage d’avoir un trou de 2000 ans est justement qu’il peut y caser ce qu’il veut, peu importe l’époque, peut importe le lieu, tout en gardant son fil conducteur. Ainsi au fil de la première partie il rajoute des éléments à greffer à ceux déjà connus, mais le plus intéressant, reste de le faire avec les éléments rajoutés dans Soten no Ken où, plus les volumes passent et plus les auteurs font des passerelles entre les deux séries…un vrai bonheur pour les fans qui peuvent aller jusqu’à dresser un arbre généalogique avec tous les éléments dont on dispose.
Par la suite, il intègre un début d'intrigue politique, très léger quand même dans la première partie, mais beaucoup plus présent dans Soten no Ken, avec ces références historiques, ses personnages ayant réellement existés, cela donne du volume au titre, et l’ancre dans un monde bien réel, pour donner un aspect plus concret à ses personnages et leurs arts.

Des personnages aussi forts que les liens qui les unissent
C’est un fait les personnages sont forts, mais il faut aussi prendre cette expression au sens figuré. Car dire que presque tout le manga repose sur ces personnages puissants et charismatiques ne serait pas exagéré.
Hokuto no Ken est bien plus qu’un manga violent, cette violence caractérise la souffrance profonde qui emplit les personnages quels qu’ils soient, car Ken est en fait un manga sur l’amitié et la fraternité, jamais un manga n’aura été aussi fort sur ce thème ! Ken a été grandement desservi par la version française de l’animé, honteusement ridicule, dénaturant l’œuvre original réduisant la série à des affrontements entre gros bourrins incapable de réfléchir, toute la profondeur des sentiments exprimés dans le manga étant passé à la trappe.
L'émotion est très présente tout le long du titre, chaque affrontement entre grand maître est lourd de sens, et Ken se construit en faisant sienne la souffrance des autres, il mûrit en intégrant les sentiments de ses amis mais aussi de ceux qu’il appelle « ses meilleurs ennemis », la perte de chacun d’entre eux, augmentant la tristesse de ce guerrier désespérément seul. Le combat entre Ken et Raoh va au dela du simple affrontement entre deux grand maître d’art martiaux, il s’agit de deux frères qui se retrouvent, qui s’aiment et se combattent pour montrer à l’autre tout le respect qu’il a pour lui. L’affrontement entre Raoh et Toki est en ce sens le plus touchant de la série. Mais l’émotion ne se situe pas que dans les affrontements, il faut voir Lyn et Bat devenus adultes se jeter dans les bras de Ken qui fut en quelque sorte un père de substitution, ainsi que le final absolument magnifique, qui conclut la série sur une touche mélancolique.
Tous les personnages de Ken sont charismatiques, il n'y a pas d'exception, et tous les "salauds" sont plus à plaindre qu'à blâmer, tous souffrent de leurs actes passés ou présents mais ne pouvant revenir en arrière ils attendent qu'un guerrier comme Ken vienne les libérer de leurs poids.
Dans Soten no Ken tout ceci est peut être moins marqué, notamment au début, mais on finit par retrouver les émotions de la première série, avec des adversaires touchants qui ne sont pas manichéens et qui eux aussi sont accompagnés de leurs souffrances.

Un style inimitable (mais parfois copié)
Le style narratif en lui même a quelque chose qui lui est propre, centré uniquement sur des personnages puissants, travaillés, tous portant leur croix… L’univers tel qu’il est présent dans la première série est inspiré de celui de Mad Max, mais les auteurs ont réussi à se l’approprier et depuis lors jamais plus un monde post apocalyptique n’a paru aussi déprimant.
Les personnages si caractéristiques, ont souvent aussi été copiés, mais pris un par un, ils ne sont pas grand chose…dans Ken l’adage qui dit que « le tout est plus que la somme des parties » est entièrement vérifié.
Lorsque dans la deuxième partie de Hokuto no Ken, quand Ken rencontre les maîtres du Ryuken, n’importe quel autre mangaka auraient introduit des personnages plus puissants que ceux déjà apparus…et bien non, Raoh est le personnage le plus puissant de la série, et il le restera jusqu’à la fin : Ken le dit lui même, il est devenu ainsi en affrontant des guerriers plus fort que lui !
La conclusion est révélatrice également du style des auteurs…alors que le titre auraient pu se terminer deux voir trois volumes plus tôt, l'auteur prend le temps de conclure son œuvre, et là plus de suspens, plus personne n'est capable de tenir tête à Ken, cela n'empêche pas les histoires d'être très intéressantes, le suspens reste très présent jusqu'à la fin; fin qui est vraiment remarquable, la tension reste présente jusqu'au dernier moment, et l'émotion ne faiblit jamais.
Pour ce qui est du style graphique propre, Hara se fait plaisir, certains adversaires de Ken sont des clones de Mr T et de Hulk Hogan, Falco fait penser à Dolph Lundgren et on y trouve aussi deux frères qui sont les portraits des "Legions of Doom" (équipe de catch). Mais de son coté, lui aussi a inspiré d’autres auteurs, Hirohiko Araki notamment, l’auteur de Jojo’s bizarre adventure qui le reconnaît volontiers ; Hasegawa Tetsuya, l’auteur de Napoléon, calque littéralement son dessin sur celui de Hara.
Enfin les références à des personnages de Ken sont nombreuses, notamment dans les jeux vidéos, mais pas uniquement, qui n’a pas pensé à Ken lorsque à la fin de Kill Bill, Uma Thurman utilise une technique à retardement sur Bill ?

KEN en animé
Comme bien souvent, le manga a connu une adaptation en animé mais en ce qui concerne Ken, les adaptations sont relativement nombreuses…
- La série télé Ken le suvivant : Datant de 1984, elle comprend 109 épisodes, et ne correspond qu’à la première partie du manga, c’est à dire jusqu’au combat contre Raoh.
Elle sera diffusée en France dans un premier temps dans le célèbre Club Dorothée, mais sera interrompue à l’épisode à l’épisode 84, la violence du titre ayant provoqué une levée de boucliers des parents indignés que leurs enfants voient ce genre de choses (incultes !). La version Française fait débat depuis des lustres, le doublage étant absolument ridicule et proposant des mots pitoyables, on se demande comment des soit disant « acteurs professionnels » peuvent être responsable d’un tel massacre…on peut se demander comment il est possible de manquer à ce point de respect envers une œuvre quelconque.
Graphiquement cette série accuse le poids des années, l’animation idem, qui paraissait déjà moyenne à l’époque…elle ne rend pas hommage au manga !

- Ken le survivant 2 Nouvelle série voyant le jour en 1987 faisant suite à la première, c’est à dire qu’elle reprend les évènements du manga après Raoh jusqu’à la fin du combat contre Kaioh. Elle compte 43 épisodes
Bien que datant elle aussi, est tout de même de meilleur qualité tant au niveau graphique qu’en terme d’animation. L’avantage chez nous c’est qu’elle n’a jamais été doublé (uniquement sous titrée), et n’a donc pas subi l’outrage de la première série.

- Le film, Fist of the north star : Datant de 1986, il résume la première partie du manga en 1h30. Globalement de qualité (pas spécialement en terme technique…encore qu’il faut restituer à l’époque), il oublie pas mal de personnages, notamment Toki, ce qui est dommage. Malgré ça, il reste intéressant à suivre. Cependant, il conclue sur une fin ouverte, le manga n’étant pas terminé à l’époque.

- Shin Hokuto no ken: Série de trois OAVs de 2003, qui se situent après la fin du manga. Il s’agit donc d’une histoire inédite, ce qui fait plus que plaisir ! La qualité est au rendez vous à tous les niveaux, techniques en premier lieu, et au niveau du scénario. A voir !

- Hokuto no Ken: Shin Kyuseishu Densetsu : Projet ambitieux qui voit le jour en 2005, qui consiste à reprendre l’univers de la série sur trois films et deux OAVs.
On a dans l’ordre : en Mars 2006, Raoh Densetsu (la Légende de Raoh) film qui sort en France le 14 Mai 2008 ; En février 2007, Yuria Densetsu (OAV); en Avril 2007 Raoh Densetsu 2 (Film); en Mars 2008 Toki Densetsu (OAV) ; et prévu pour l’automne 2008 le film Ken Densetsu !

Le premier long métrage est sortie en salle en France le 14 mai

Voir le site officiel du film : http://www.ken-lefilm.com/
- Fist of the blue sky: Adaptation du deuxième manga de Ken, Soten no Ken, il s’agit d’une série télé ne comptant que 22 épisodes qui a vu le jour en Octobre 2006 pour se terminer en Mars 2007. Le design assez particulier des personnages ayant contribué au désintérêt des téléspectateurs. Série bien sur inédite en France pour le moment !

- Fist of tne north star, le film live : Allez, pour le plaisir évoquons ce film Live, d’un kitsch inégalé. Production Américano-américaine de 1995, ce film est réalisé sans moyen, j’ai presque envie de dire sans acteurs (des vrais), et à la limite sans que les producteurs et réalisateurs aient pris la peine de lire le manga… Un nanar comme on ne sait plus en faire…tant mieux !

Les autres mangas :
Suite au projet « Shin Kyuseishu Densetsu » (de trois films et de deux OAVs) est apparu un autre projet presque aussi ambitieux dans le concept : raconter l’histoire de personnages de l’univers de Ken au travers de «spin-off », c’est à dire de série découlant de la première, ayant pour personnage principal un des personnages de l’histoire…Ces histoires ne se déroulent pas au moment même raconté par Hara et Buronson dans la première série, cela n’apporterait pas grand chose, mais éclairci des points d’ombres de la vie des personnages concernés.
Chacune de ces titres est réalisé par un autre auteur que Hara ou Buronson, le graphisme est donc loin de l’original, et quand à savoir si cela respecte bien l’univers (même votre serviteur l’ignore encore pour le moment)
On a donc :
- Raoh Gaiden (en 5 volumes par Yuko Osada) : ce titre raconte la jeunesse de Raoh, son apprentissage du Hokuto et sa rencontre avec le Nanto.
- Yuria Gaiden (one-shot de Ayumi Kasai): on découvre une version de l’histoire du point de vue de la belle Yuria (Julia en Français) que tous s’arrachent.
- Ryuken Gaiden (nouvelle de Shinichi Hiromoto) : cette nouvelle nous raconte l’histoire de Ryuken, le maître de Raoh, Toki et Ken (et accessoirement Jaggy)
- Rei Gaiden (2 volumes, toujours en cours, de Nekoi Yasuyuki) : l’histoire du fabuleux Rei, à la recherche de sa sœur, avant sa rencontre avec Kenshiro
- Toki Gaiden (2 volumes, toujours en cours, de Yuka Nagate) : ce dernier manga issu de l’univers de Ken, nous conte l’histoire de Toki après la guerre nucléaire et la fondation du village aux miracles.

Pour compléter l’univers
Comme toute série à succès qui se respecte, Hokuto no Ken connaît un grand nombre de produits dérivés, sa préquelle, Soten no Ken, mis à part un animé, n’a pas encore eu droit à autant d’honneur. D’ailleurs tous les projets récent ayant vu le jour autour de Ken ne concernent que la première série !
Les Goodies :
On trouve presque de tout, cela va des tapis de souris, aux portes clés, en passant par les jeux de cartes, il existe même un jeu de rôle du type donjons et dragons. Mais on trouve surtout des figurines, de qualités plus ou moins bonnes, mais par contre on en trouve à foison…difficile pour le collectionneur de toutes les posséder (surtout qu’il n’est pas toujours évident de se les procurer en France !
Les jeux :
Bien entendu, comme tout manga un peu accès combat qui se respecte, il existe des adaptations en jeux vidéos…et là autant dire qu’on en trouve beaucoup, cependant rares sont ceux qui ont passé nos frontières officiellement !
Il existe bien sur des bornes d’arcade, et des adaptations sur quasiment toutes les consoles ayant vu le jour ! On trouve également des adaptations non officielles.
Le dernier en date, sorti il y a peu sur Playstation 2, est l’adaptation que les fans attendent depuis des lustres : jeux de combat en 2D, aussi coloré et dynamique que les Guilty Gear…à vos manettes les hardcore gamers !
Il est annoncé un jeu On-line gratuit où seul la personnalisation du personnage sera payante, Ken en MMOARPG…qui l’aurait cru ?
Parce qu’il faut bien conclure…
Hokuto no ken est vraiment un manga remarquable, une pierre angulaire du shonen et du manga en général. Ce titre est certes violent, mais il est bien plus que cela, il est beaucoup plus profond qu'il n'en n'a l'air, et on se surprend parfois à verser des larmes pour ces fiers et puissants guerriers qui meurent dans les bras de leurs "frères".
Rare sont les personnages qui survivent bien longtemps dans Ken, mais de ce fait leur flamme ne brille que plus intensément, et jamais ils ne sont oubliés par un Ken dont la peine ne cesse de s'accroître.
Accompagné par un graphisme qui ne cesse de s'améliorer au fil des tomes pour atteindre un niveau d'excellence irréprochable, cette série est un incontournable que tout le monde se doit de connaître, et quoi de mieux que de profiter de la rééditon d’Asuka pour cela ?
Ken et un manga puissant et poignant qui mérite largement sa place au panthéon des œuvres cultes.

Dossier réalisé par Erkael (Mis en ligne le 15/05/2008)
HOKUTO NO KEN © 1983 by BURONSON AND TETSUO HARA / NSP Approved No. No. 2W-03F, All rights reserved.
Enigma
D'où vient cette réplique ?
"Si j'y vais, ce n'est pas pour mourir mais pour me prouver à moi même que je suis encore vivant"
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